Pourquoi ça n’avance pas plus ?

C’est une question étrange. Pourquoi le vélo, enfin sa place dans la ville, n’avance pas plus ? C’est à dire pas d’avantage ou peut-être pas plus vite ?

La question est ouverte quand bien même dans le domaine du vélo, ce n’est pas la vitesse qui compte dans un premier temps, c’est le sentiment de liberté.

Liberté individuelle même si la voiture comble très bien ce besoin en même temps que nos bronches.

Liberté de gagner en autonomie, énergétique mais aussi sociale.

Liberté et contrôle de soi.

Pourquoi ça n’avance pas ? Et comment faire descendre de voiture une personne pour la faire monter à bicyclette ? Comment les autres villes ont faits ?

A ces pourquoi, ces comment, posés lors de la rencontre avec Olivier Razemon venu présenter son livre « le pouvoir de la pédale », à ces questions, il ne peut pas y avoir de réponses claires et précises sauf au cas par cas, loin des grandes généralisations. Par exemple, dans Bordeaux, le déclic a été le fait des travaux du tramway et du prêt de vélo par la mairie.

C’est souvent lors d’un aménagement nouveau que se prennent les habitudes nouvelles.

Hors la vitrine de « la Loire à vélo », Orléans est un contre exemple avec l’oubli des pistes cyclables le long de la première ligne de tramway, mais comme disait l’ex-maire « il y a de la place dans le tram pour les vélos ». La mairie actuelle n’est pas plus préoccupée que cela par laisser de la place à un mode de déplacement doux (voir ce billet). Un coup d’œil à la seconde ligne de tramway permet d’en juger, comme les travaux actuels sur la voirie. Et ce qui est valable pour le vélo, l’est pour les personnes handicapées.

Par ailleurs, pour honorer la semaine de la mobilité, les quais de Loire, donc les pistes cyclables qui s’y trouvent, étaient squattées (dimanche 21 septembre) pour faire de la publicité aux voitures. Sous couvert d’un double anniversaire, Citroën présentait ses modèles récents…

Enfants, allez respirez au garage, les bagnoles sont dans la rue.

Alors quoi faire ?

  • Se réunir et monter une association ? Il y en a déjà une à Orléans, nous pouvons peut-être la vivifier sur ces problématiques.
  • Se réunir pour parler de nos expériences et tenir le même langage face aux politiques ? Cela me semble une bonne chose, mais les agendas ne sont pas extensibles, sans oublier le gros problème à Orléans, celui du « leadership » du mouvement.
  • Faire des événements fessebouc comme cela a été fait ce samedi ? Faire la fête c’est bien pour un article dans le journal local. Sur le long terme, cela ne forgera pas des militant-e-s.
  • Tenir un compte touitter pour dénoncer les problèmes comme le recommande Olivier Razemon, dans l’espoir que cela fasse masse ?
  • Tenir un ciber-cahier comme celui ci et attendre d’être lu ?

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Ces lignes sont « une réflexion au fils de la rivière » pas un programme ou un manifeste.

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