Les bienfaits de la vélocipédie

Second – et dernier ? – copié-collé du site de l’ADC45 (>fr) pour alimenter le rayon culture de ce cyber-cahier.

« Les bienfaits de la vélocipédie » est un livre et plus particulièrement une anthologie. Une compilation d’articles de presse, de billet, de courriers aux journaux publiés dans la dernière moitié du XIX me siècle. Écrits par les spécialistes d’alors, par des médecins, par des vélocipédistes ou des vélocewomen, ou encore des piétons furibards contre les vélocipédards, ces articles sont regroupés par grandes catégories.

Aujourd’hui ils apparaissent pour certains complètement rétrogrades, pour d’autres, ils sont une invitation à un peu d’humilité lorsque nous, militant-e-s, faisons passer le test de Dracula à « une nouveauté » :

[…] Et je frémis en songeant au lamentable et ridicule hiatus que ce phénomène inouï prépare à l’histoire de la pensée humaine. Je vois la production intellectuelle arrêtée par lui pendant des années, un siècle peut-être, baptisé par la postérité le siècle du Cyclisme, et pour toute cette période remplie par l’évolution de la seule bicyclette, le Larousse de l’avenir réduit à remplacer la liste de nos gloires nationales par des mentions dans le goût de celles-ci :

Théophile Hugo, né en 1902 (ce siècle avait deux ans), célèbre cycliste français ; battit en 1920, par 7 secondes 1/8, le record des mille kilomètres, jusqu’alors détenu par un Allemand, le comte Wilhelm de Bismarck, etc.

Anselm Pasteur, né en 1906, célèbre vélocipédiste français, dit le roi du Pneu, connu par ses géniales recherches sur le microbe du caoutchouc, etc.

Anatole-Félix Faure, né en 1904, illustre cycliste français, président de la république internationale des cycles, etc. […]

Il y aurait d’autres passages « intéressants avec le recul » du livre à citer, passages où l’on apprend que les cyclistes pour se défendre en cas d’agression devraient pouvoir « être en droit de faire usage du pistolet », ou encore que face à un chien agressif, il faut mettre un coup de manivelle au maître.

Ce livre est dans son ensemble fort divertissent et instructif. Au fil des pages, nous découvrons également que le vélo fut un instrument d’émancipation pour les femmes, en ceci qu’il faisait quitter le corset et qu’il obligeait le port du pantalon, sans oublier qu’elles gagnaient pour certaines en indépendance.

  • À commander chez tout bon libraire ou directement chez l’éditeur : Le Pas de côté – 27, rue Riparia – 18100 Vierzon – tel : 02 36 55 51 51.
  • Site internet (>fr) de l’éditeur
 

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Bonne lecture.

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