De la connectivitude

Ceci est une traduction « à la leste » d’un billet que vous pouvez lire sur Jornalet (>òc) un journal en occitan et en ligne — zeugma — qui fête ses 5 ans en ce moment.

Après quelques années de collaboration, Google© et Levi’s© ont réussit à intégrer en partie des nouvelles technologies aux vêtements. Dès septembre 2017 il sera possible d’acheter une veste « intelligente » nommée Jacquard Tag (>en-ggl), pour un prix d’environ 350$00.

Réfléchie pour les cyclistes, cette veste est dans la capacité de réaliser quelques fonctions basiques d’un intelliphone, seulement par une action de la main sur la manche gauche. Pour cela la veste présente sur sa manche gauche, une sorte de connecteur tactile qui permet de contrôler diverses fonctions.

Ainsi, tout en circulant, contrôler le volume de la musique, demander une information sur le trafic routier, écouter ses messages ou décider de répondre à un coup de fil sont quelques actions possibles.
La batterie se trouve dans la manche et peut être retirée pour être rechargée via un port USB par exemple. Pour le moment elle a une autonomie de 2 jours, suivant l’utilisation.

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Au delà de la traduction : à quoi cela sert-il ? Concrètement ?

Dans le film de présentation, il me semble que ce qui manque le plus au mannequin pour circuler à vélo dans la ville, c’est l’infrastructure, non ?

Les informaticiens sont capables de vendre n’importe quoi aux dirigeants, avec des mots magiques comme « collaboratif », « funnitude », « participatif » ou « sécurisé ».

Un besoin se forge souvent par un système de répétition, donc autant le dire à nouveau, sans infrastructures dignes de ce nom, l’agglo d’Orléans restera longtemps encore loin des 10 premières villes cyclistes de France. Question numérique, en local, il y a une propagande (>fr-agglo) pour une app… non, rien ! Voyons seulement le visuel corrigé :

 

naviki-orleans

En lieu et place des poivrons, il manque des choses. SI tu les trouves petit lapin, mets un casque et cours le dire aux sévices communicationnels.

 

Il lui manque aussi des freins, mais bon, il a son téléphone portable, en cas d’accident, les témoins de la scène auront les moyens d’appeler les secours.

Cherchons notre chemin dans Orléans avec notre amie Naviki (>fr) et publions deux captures d’écran pour le plaisir de la voie du milieu, inconnue par d’autre, comme dirait Siddhartha :


Le film de l’article se termine par ces quelques mots « Be in the moment, on & off your bike », tirés probablement du cerveau en décomposition d’un-e publicitaire ou d’un-e névropathe du « développement personnel », drogué-e au « moment présent ».

Le cycliste au quotidien développe très rapidement, pour sa survie, le concept « être attentif », et pour cela, pas besoin d’un vêtement « connecté », la preuve en image (bvd Aristide Briant – sam 08 avril 2017) :

 


La voie semblait libre quand arriva un 4×4. La première chose faite par le cycliste fut de capter le regard du conducteur afin de comprendre ses intentions et lui faire connaitre les siennes ; oui c’est un duel qui s’engageait !

 


Présentement, le conducteur semblait m’avoir vu semblait se rendre compte que je ne pouvait plus freiner sans le heurter, ce qui enclencha chez moi un maniement frénétique de la sonnette pour lui signifier sa condition d’ordure qu’il s’avance encore un peu… et chez lui l’écrasement de la pédale de frein !

Le petit geste de la main est à comprendre pour le cycliste comme le fait qu’il est une merde, que juché sur un vélo, il ne représente rien pour les saigneurs de la route ; seigneur qui par ce geste plein de magnanimité, signifie au cycliste qu’il a le droit de vivre, encore un peu.

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Une réflexion sur “De la connectivitude

  1. Jeanne à vélo dit :

    Et le 4X4 débouchait d’une zone de rencontre qui est devenue telle par la simple grâce de la pose d’un panneau idoine, soit le contraire d’un aménagement intelligent où le revêtement de la chaussée (notamment) aurait été étudié pour faire ralentir nos amis les conducteurs.

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