7 Jehannes en territoire d’exil — Epilogue

310 mot et fin du NaNoWriMo 2017 !

Maintenant que le brouillon est fait, il faut laisser le temps pour la correction, la mise en forme… et méditer sur les suites à donner.

Mon objectif personnel était de 30 000 mots, du premier au trente novembre pour les 2 histoire — l’originale a été écrite en occitan limousin puis adaptée sur ce cyber-cahier en français — le compteur de LibreOffice donnait un peu moins de 37 000 mots.

Après les premières corrections (frappes, style, répétitions, conjugaisons…) le compteur sous LyX donne pour l’adaptation en langue française, environ 20 700 mots.


Charles-Éric offrait une face barbouillée à son bol de Chocapic©.
Dans le poste, la station locale en ce premier décembre de 2017, parlait de la neige, du verglas, des températures très basses.
Sa femme lui demanda ce qui le tracassait, car il avait vraiment une petite mine. Il lui expliqua avoir fait des cauchemars toute la nuit. Il était dans une maison de retraite, sans en connaître bien la raison, sa mémoire lui faisait défaut. Du monde le cherchait mais n’avait retrouvé que son vélo. Toute la journée, il y avait le fantôme d’une femme aux cheveux courts qui le poursuivait. Il était persuadé qu’elle l’épiait depuis un moment jusqu’à ce jour où elle le fit tomber. Elle ne lui semblait pas inconnue mais il ne saurait en donner un nom.
Le petit-déjeuner pris, il alla faire ses ablutions, termina de se préparer et pris sa bicyclette pour se rendre à la gara visiter le chantier.
Il y rencontra Olivier et Serge qui vinrent le saluer.
Partout les glissades étaient de mises en ce matin de décembre, même sur le chantier. Charles-Éric était maintenant à son aise. Les trois hommes se promenaient au milieu des machines, des trous. Personne n’était présent à cause du froid, sauf eux.
Soudain, les spots puissants qui éclairaient le lieu s’éteignirent — accident, intervention humaines, personne ne le saura jamais —.
À voir il n’y avait plus rien, mais Charles-Éric désira continuer. Ce projet était son dernier bébé, le plus emblématique de sa très très longue carrière politique. Il continua son chemin jusqu’aux premiers trous immenses mais nécessaires pour les pylônes. Il continua sans faire attention au pied qui venait de se tendre devant lui.
Le trou était un gouffre, le cri fut étouffé par la neige qui avait décidé de tomber maintenant à gros flocons.
Dix minutes après, un ouvrier commença à couler du ciment pour l’avenir de la mégalopole.

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2 réflexions sur “7 Jehannes en territoire d’exil — Epilogue

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