Orléans, qui es-tu ?

— Orléans, qui es-tu ?
— Je suis rayonnante et vibromassante, talentueuse, un peu péteuse, élégante, un poil pédante, conviviale même si cela rime mal avec pétale, je suis également responsable et inattendue…
— Qui es-tu Orléans, en dehors d’une série d’adjectifs attendue comme autant de propos lisses et dignes d’un syndicat d’initiative en manque de « likes » sur un compte putagram© ou fessebouc©, alors Orléans, qui…
— Je suis active et émotive… j’ai toujours peur de me faire dessus.
— Ah c’est donc ça, c’est pas grave, même sans être docteur, c’est témoin d’un grand manque d’activités.

Semaine de la mobilité 2018

— Je suis mobilités actives, je suis « Orléans Métropole, je suis la capitale régionale du vélo ! Une ville vélo friendly » (>fr-syndicat d’initiative).
— Mais, Orléans, ça ne veut rien dire, c’est du langage de publicitaires ! De plus, tu n’as rien fait pour la semaine de la mobilité.
— Commencez pas à redire sur tout, c’est du langage pour les investisseurs. Je n’avais rien promis, moi, pour vous bouger, vous n’aviez rien à attendre, et ne me faites pas le reproche d’avoir tenu parole. J’ai des amies dans la soufroulogitude, attention ! Je fais les annonces que je veux quand je veux (>fr-mairie).

Toute la flotte de bus passera à l’électrique d’ici à 2025. Un investissement de 130 millions d’euros qui s’inscrit dans un objectif régional de diminuer de 70% les émissions de CO2. Une innovation qu’Orléans Métropole est fière de porter. « Nous sommes la première agglomération française à s’être prononcée sur le fait d’avoir, pour nos bus, un système performant et respectueux de l’environnement », signale David Thiberge.

Alors, c’est pas de l’annonce ça ?
— C’est de l’annonce, Orléans, que de l’annonce. Faire pour le vélo du quotidien serait plus facile, avec de la volonté. Comme vous ne semblez pas savoir de quoi il se parle, venez faire un tour dans la cité en ce samedi veille d’automne.

Fin de zone en centre-ville

— Orléans, nous t’avons dit merci pour la mise en zone 30 du centre-ville, même s’il reste encore quelques panneaux « fin de zone 30 », rue des Bouteilles par exemple. Mais, mais, mais Orléans, il en reste un ici, avant d’arriver sur les quais :

finzone

— Non mon grand, nous avons inversé ce qui était un fait avant dans une intervention contraire à l’inversion des valeurs antérieures et coutumières dans le domaine circulatoire. Je suis Orléans, j’infuse, je suis diffuse…
— Non Orléans, là tu es confuse. Pour le coup, c’est couillon d’avoir laissé les quais à 50 km/h. Avant, les cyclistes avaient leur place sur la chaussée ; certes, ils l’ont encore, mais ils vont se faire klaxonner.
— Ils ont la Loire-à-vélo pour se promener. 150€00 par jour et par cycliste que ça  rapporte ce machin. Même si, présentement, je ne sais pas comment faire venir les cyclistes en ville, comment les faire rester ne serait-ce qu’une nuit, eux qui suivent le lit du fleuve royal…
— Orléans, pose-toi des questions. Le vélo est un outil pour se déplacer. Regarde, un ressaut avec des morceaux de nature en pot. Comment veux-tu que les cyclis… ça sent pas le brûlé ?

ressaut

Orléans, la pucelle étincelle

— Mais, ce quai, c’est celui de la « Loire en auto » !
— Non, c’est du Charity-business. En hommage à Jehanne, les soudeurs mettent le feu ! J’étincelle comme une pucelle à son premier rendez-vous :

L’opération « Quand les soudeurs étincellent » s’est montée grâce au Rotary Orléans Peguy. Elle pourrait, en fonction du succès de la 1ère édition, devenir biennale, avec une programmation en alternance avec le Festival de Loire.

[…] au profit de e-Nable. Cette association permet de fabriquer, à l’aide d’imprimantes 3D, des prothèses de main pour les enfants atteints d’agénésie (absence de doigts).

— Toujours cette histoire de lit, Orléans, tu dis des conneries. Ceci dit, pour tes amis, visiblement, les poumons des cyclistes comptent moins que les doigts des enfants !
— Mais, mais, mais… comment tu m’parles ?
— Orléans, tes cris de pucelles effarouchées me laisse coi. Heureusement ! Avec tes bévues en matière de circulation, nous voici à la rue, toi qui nous oblige trop souvent à faire le trottoir :

Orléans, la dent creuse de la circulation vélo

— Alors grand, tu as vu ce saut et ce ressaut le long de la Loire à saute-mouton. C’est avec le même état d’esprit que j’ai déjà installé un panneau « voie verte » en haut de l’escalier au pond de l’Europe. Les cyclistes y mettraient du leur, ils organiseraient des courses de descente en vétété avec un œuf dans une cuillère. Ça ferait du chiffre, ça, pour le tourisme, pas comme vos jérémiades.
— Orléans poil aux dents, ça te fait ri…re. Visiblement, oui ! Enfin, poursuivons notre chemin, rue Creuse :

creuse0
— Rien ne dit que les travaux sont déjà terminés. Il serait plus sage de ne pas commenter.
— Mais là, au niveau du rail du tramway, le trou va-t-il être comblé ?

jaures2a

ho ! Un sas :

jaures1b

et là, ce bout de bande ridicule, de 0,95 m :

Lise Lemaire-Leroy, responsable du pôle maîtrise d’œuvre à la ville d’Orléans, vante la chose terminée comme un objet de perfection (>fr-france bleue). Attendez avant de râler sur les bandes de 1,5m de large et participez au Climathon (>fr-mairie) :

Le Climathon est un défi mondial pour stimuler l’innovation et répondre aux problématiques climatiques des villes. Plus de 100 villes se mobilisent dans le même temps pendant 24 heures. Les participants (vous, citoyens, étudiants, entrepreneurs, professionnels) collaborent lors d’ateliers de réflexion pour trouver des solutions novatrices sur un défi local.

— Orléans, tu es malécoutante, ou alors, très bêtasse. La solution vélo existe depuis longtemps. Elle est développée dans de nombreuses grandes villes, des métropoles même. Le vélo est une très bonne solution dans le domaine de la mobilité, de la qualité de vie, la qualité de l’air…
— Provocateur !
— Orléans, tu es une petite ville avec une petite mentalité qui restera à la treizième place des villes en épave.
— La tienne de place, vélo d’Orléans, elle est à coté des poubelles, et cette fois, sans le lobby des petits-pavés :

versloire1

— Orléans, tu ne sens pas ni la rose, ni la violette. Nous t’attendons au tournant, après la bordure du canular de l’été.

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