Becancaneries

Aventures à vélo dans Orléans mégalopopole & un peu ailleurs !

Un dimanche dans les pays de l’est

Après avoir étudié les pôles Nord (>fr) & Sud (>fr), sur invitation de quelques contacts secrets, me voici en vadrouille dans les pays de l’est pour ajouter un billet tourisme à ce jouèb.

Déboires sans modération

J’avais globalement appris la trace dans ses grandes lignes, heureusement car en voulant tracer la voie dans Naviki© ce matin, point de carte sur le site lié (>fr)(et je n’avais pas remarqué les fichiers *.gpx).

En dehors de l’informatique, l’appareil photographique a fait des siennes ; excuse facile pour dire « j’ai effacé par mégarde les photos du jour, sauf 4 dont 2 sont présentes. »

Dernière chose, j’ai pris le chemin dans le sens inverse de la personne qui a initié ces 45km en pays « Est » de la mégalopole.

41 km en quelques mots

Capitainerie – Combleux ~6km

Départ de la capitainerie, on prend aisément la route au pont Thinat afin de laisser les bords du canal aux promeneurs du dimanche.

Au cabinet vert, le chemin de hallage est praticable à vitesse mesurée (la route en aplomb n’est pas désagréable sauf au niveau des barrières).

À St loup, prenez la voie verte, à la base c’est un équipement pour les cyclos. Vous allez arriver à l’église St Jean Baptiste, poursuivez sur la voie verte ou le long du canal jusqu’à Combleux.

Combleux – Mardié ~12km

À Combleux le réchauffement climatique à ceci de dramatique que, la brume absente, le village perd son côté siménonnien. Encore quelques degrés, les élu⋅e⋅s de la mégalopole d’Orléans font tout pour, et le pastis au bord de l’écluse, sèche alors, prendra des accents pagnolesques.

Autant laisser les promeneurs jouir de la vue du canal rempli d’eau, traversez le village en restant sur la route, passez ce pont sans tenir compte de la signalisation

et restez sur la route jusqu’à Chécy (mais le bord du canal est cyclable, hors promeneurs ou pêcheurs).

À Chécy, vous arrivez au camping, au stade avec toute sa laideur voituresque. Prenez la levée, et roulez, passez Bou, roulez, roulez jusqu’à Mardié.

Mardié – Mardié ~5km

Fin de la partie de campagne, retour dans le cauchemar pavillonnaire. Vous traversez Mardié avec le premier gros point noir, traverser l’avenue du pont aux moines aka D960 :

Il n’y a pas d’appel aux feux, il faut donc le griller (je pense que le chemin proposé est une rue plus loin, quasi en face de la route du port). Sur le trottoir en face, une entité administrative, comme seul le francistan sait en produire, a marché dans la peinture. Pourquoi, comment sont des débuts de question.

À Mardié, le touriste est attendu garé au port de l’écluse, avant de pouvoir changer des billets de banque en billets pour rondanlodizer, accessoirement se changer les idées ce qui nous donne un zeugma. Le promeneur, lui, ne fait que changer son regard. Et à vélo, il regrettera l’absence d’écluse à son attention.

 

Passé cet équipement des années 80, le péri-urbain vous laisse passer. Vous allez croiser la voie express, puis vous roulerez sur une petite route.

Mardié – Boigny ~6km

La campagne défile sous vos roue. Les cieux avaient ce dimanche 07 avril 2019 un superbe aspect moutonneux.

À Boigny, les année 80 ont laissé des traces dans les aménagements. Une « piste » sous dimensionnée, sales, aux priorités fantaisistes, aux grilles d’évacuation mal placées… et ça, le long d’une voie limitée à 50km/h.

Finalement, le ça se termine en chemin, devant une entreprise « de la parfumerie mondiale ».

 

Quels sont les cyclistes, qui, ce genre de chose, adorent ?

Boigny – Semoy ~6km

Après le château de Charbonnière, traversez la forêt sur des sentiers de randonnée. Si vous ne vous êtes pas perdu, vous êtes à Semoy.

Notes : si vous veniez à vous égarer, pas de panique, il n’y a pas de loups, c’est une légende colportée par un illumitaré dans le journal local. Ce type voit aussi des lumières dans la nuit, des cercles apparaître dans les blés… bref ! Pour pas vous perdre, il faut avoir des repaires sur la carte, par exemple la caserne à poney, la ligne de chemin de fer (qu’il ne faut pas traverser), les vergers.

Semoy est la championne des pistes « pour le dimanche ». Il y a un véritable réseau, mais il est caché… pour pas l’user. Dimensionné pour les enfants et les petits vieux à sacoche qui vont chercher le pain ou la brioche.

 

Pourquoi ne pas affirmer une bonne fois pour toutes la place du vélo dans la ville ?

Semoy – Orléans ~6km

(Attention : cette partie du chemin est totalement différente de la proposition initiale) Sortez de Semoy en passant sous la voie express avant de prendre la rue du Nécotin et traverser l’avenue des Droit Humains, direction l’Argonne.

Pas de danger particuliers, évitez la voie-ver… pardon le trottoir de la rue de Wichita :

voieverte

— Que fait cette cycliste sur la chaussée ? — Elle roule sans danger.

Place Mozart, prenez en face la rue Marie Curie, puis attention à bien monter sur le trottoir juste après la voie de chemin de fer, à droite, direction la voie verte Irène Joliot-Curie. Attention en sortant, cela vient d’être refait… à l’identique.

 

Vous êtes dans le quartier St Marc, avec ses ressauts qui font tomber les syndicalistes de vélo ou encore les enfants. On vous dit « écoulement de l’eau ».

Passé ce quartier refait comme un décor des années 80, dont les trottoirs ont été réduits au bénéfice des 4×4 urbains, prenez la rue de Bellebat, puis au rond-point, la rue de l’abreuvoir, la Loire vous attend en bas de la rue.

Conclusion

Au final, même sans avoir été suivi « à la lettre », l’itinéraire proposé est très facile, très agréable ; il se réalise sans forcer en 2 heures, l’idéale pour une sortie le dimanche.

C’est véritablement le genre de projet qui devrait être porté par la mégalopopole afin de forger un esprit commun en matière d’aménagements, en lieu et place d’être ballotté de droite à droite-droite comme des caisses sur un navire sans capitaine et sans vigie.

Les touristes ne sont pas désirés à Orléans. C’est uniquement l’argent qu’ils transportent qui intéresse les décideurs. Le mieux est de ne pas les faire entrer dans la cité, qu’ils fuient à Beaugency ou Jargeau en arrivant à la capitainerie après la balade.

Les derniers mots au sujet de l’itinéraire en lui-même seront copiés & collés du site du créateur.

Contrairement à une véloroute, la boucle cyclable a vocation à être empruntée par les habitants de l’agglomération. Il ne faut donc pas escompter rentabiliser l’investissement. En tous cas pas par le tourisme.

Non, le bénéfice est probablement à trouver dans le fait de la pratique du vélo en famille, la lutte contre la sédentarité, le maintien en bonne santé et le bien-être des Orléanais.

  • Allez sur le site voir le diaporama e/o la petite animation, c’est ici (>fr).

Au-delà

L’au-delà est ce petit besoin de croyance pour aider à vivre ceux, ou celles, qui sont incapables de faire de leur vie sur terre un paradis.

Au-delà de la balade en plein air, entre Loire et forêt en début de frondaison, ce petit voyage nous montre un morceau d’architecture civile de très bonne facture :

dans cette même rue St Marc, il y a un magnifique exemple de bâtisse Art Nouveau — maison Barillet.

Dans un autre registre, 2 exemples de violences urbaines :

 

Ce n’est pas un cycliste qui ferait cela !

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Cette entrée a été publiée le 07/04/2019 par dans tourisme, et est taguée , , , , .

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