Becancaneries

Aventures à vélo dans Orléans mégalopopole & un peu ailleurs !

Encore un canular d’été ?

L’été dernier, déjà, les températures estivales avaient été la cause d’un épisode canulardesque avec quelques 70000€00 de peintures déversée dans les rues de la cité johannique. Une peinture qui au final n’aura pas tenu un an ; les reliquats de croûtes n’entreront pas au Fukushima Radio Activity Center de la ville.

2019 — la Loire passe au nord

Pour éviter le désert, le sec, la soif, la Loire fait comme les arbres en montagne, elle migre. Si la végétation de montagne grimpe vers les hauteurs des montagnes, la Loire, enfin, son itinéraire vélo-touristique, gagne le nord.

Et pourquoi pas ?

Oui, pourquoi pas ? Sauf à ne pas oublier que les travaux de la rive nord sont à relier à un projet des siècles passées, celui de construire un nouveau pont à Jargeau. Le passage « vélo » du nord est ici l’excuse « écolo » pour faire passer la destruction d’un site remarquable.

Les arbres vont être coupés pour faire passer un pont.

Le même projet de bétonnage — projet de pont à Jargeau — est à relier « rive sud » au projet Loire’land (un trou d’eau à maladie) ; un projet assez stupide qui consiste à faire se déplacer en auto, ou en bus, des touristes en masse vers un site pour lequel ils n’auraient pas d’intérêt « à la base ». Là aussi, la promesse de passerelle vélos et piétons n’est qu’une diversion pour faire passer la pilule.

Bétonner à tout-va de tels endroits était propre aux années 80, mais la rentabilité du pont est sur du très court terme. Tant pis si la Loire est à sec d’été en été, il y aura des écrans interactifs pour parler des temps jadis, peut-être même une appliquette pour apprendre d’une façon ludique à reconnaître l’ancienne faune ou flore… gisante sous le béton armé.

Les enfants apprendront bien à vivre avec les poumons gonflés aux gaz d’échappement.

  • Le site des opposant⋅e⋅s à ce projet délirant est dans ce lien (>fr)

Oui, mais le vélotaf !

Mais bien sur, maintenant que le premier d’entre tous connaît un néologisme (>fr-Isabelle & le vélo), il fait bien de le placer partout dans les communiqués à destination de ses portes-paroles.

C’est un argument recevable pour la rénovation de l’itinéraire touristique, d’autant plus que votre serviteur n’a pas la connaissance de l’ensemble des trajets « vélotafs » de l’agglomération, et peut-être y a-t-il, à l’est, une masse de prolétaires à bicyclette.

  • L’aire Mardié Chécy Bou Combleux (autour de la Loire, ailleurs dans Chécy, par exemple, les équipements « cyclables » ne sont pas d’une grande qualité (trottoirs peints, équipements obsolètes…)) sauf erreur de votre serviteur, cela se chemine bien à vélo, même très bien. Bien sur, il peut toujours être amélioré des morceaux d’un itinéraire : une bordure, un trou, la signalisation, des arceaux… d’autant plus que « qualité » n’est pas un mot orléanais.

Vers Mardié

  • L’aire Combleux St-Jean de Braye Orléans est plus délicate. Le long du canal il y a des trous. À St-Jean de Braye, l’itinéraire haut est déjà signalé comme une voie verte*°, donc nous devrions être à 3 m, soit 50cm de plus que ce que claironne un maire possédant un petit vélo pliant rigolo (2,50m, c’est le minimum, donc un équipement peu exigeant).

*° Ou alors, il y a les voies vertes construites sur des critères de qualité, car l’intérêt est de servir les cyclistes, et il y a des voies vertes signalées comme telles alors que ce sont des escaliers et de trottoirs (la ville championne dans l’agglomération de ce méfait est régentée par un maire qui vient de se mettre en marche). Enfin, il en va des voies vertes comme des chasseurs d’un célèbre trio, il y a la bonne… et la mauvaise.

Au niveau de l’écluse — restaurant les Toqués — il y a une voie haute, plus ou moins privée, avec une coupure au milieu de sa longueur (au niveau de la sortie d’une venelle cyclable qui rejoint le faubourg Bourgogne). Il y a également une voie basse qui n’est pas assez large pour accoucher d’une piste cyclable, sauf à lui enlever ce qui fait son charme, son petit peu de verdure. Cet endroit, à rouler au pas n’est pas le plus désagréable, cependant, au quotidien, la cohabitation avec les piétons ou les chiens ne doit pas être facile pour qui roule à vélo.

Pour mon grand plateau, que j’eusse dû circuler dans ce quartier que le faubourg Bourgogne fût ma voie. Lors des multiples réunions autour du PDU, cet axe, le faubourg Bourgogne dans sa longueur, est revenu souvent dans les roues des cyclistes comme une source de problèmes, et personne ne semblait désirer faire du tourisme. Pas un cycliste au quotidien ne doit faire des zigs et des zags, ne doit descendre passer des barrières, ne doit prendre un chemin dessiné par des automobilistes dans un bureau pour sciemment ôter les cyclistes des pare-brises électoraux.

Au niveau de l’écluse — restaurant le Cabinet vert — il est fort à craindre que l’aménagement soit préparatoire à la passerelle Loire’land et conduisent les cyclistes à circuler le long du canal, un espace réduit, utile à la promenade, au farniente.

Jamais contents

C’est typiquement le genre de projet qui vise à faire oublier la présentation calamiteuse du « plan vélo ». Bien sur, le dimanche le truc permettra de se détendre en pédalant et cela semble une bonne idée d’améliorer le circuit pour rejoindre les pays de l’est (>fr) — pour le trajet tracé et les fichier *.gpx, le site de l’inventeur est ici (>fr) —, peut-être même que certains feront la boucle de 40km par Jargeau.

– Oulala ! C’est du sport !
– Bin, non, se déplacer à vélo ne doit pas être « du sport ».

Bien sur, que les quelques locaux qui utiliseront l’itinéraire le trouveront « plutôt pas mal ». Bien évidement, dans le lot, certain⋅e⋅s se décideront à l’issu de la promenade dominicale à prendre le vélo plus souvent, même en semaine et peut-être même pour aller travailler.

En conclusion

La crainte de devoir circuler au milieu d’un espace de flânerie, le long du canal, quai du roi, voilà le pourquoi du titre de ce billet. D’une situation parfois conflictuelle, il y a risque en augmentant le nombre de cycliste d’aller vers du « souvent » conflictuel. Et bien sur, ce sera la faute des vélos, pas des décideurs !

Lors des travaux (terminés en 2013), rien n’a été fait pour les vélos. Pourtant, le trottoir est large dans le sens cabinet vert > Orléans et il lui manque peu pour le doubler d’une piste large, sauf la volonté d’enlever de la place aux bagnoles et de soigner les intersections. Cela a été fait pour les chalands du samedi matin, mais selon que vous soyez motorisés ou jambodéplaçants

  • Sortir au niveau des Toqués — rue du Port St-Loup — devrait conduire vers le faubourg, il est fort à parier que la trace de peinture restera en l’état (y circuler est peu dangereux au demeurant) et au-delà du faubourg, vers St-Jean de Braye et l’Argonne. Et d’une façon meilleure que ce qui ce présente actuellement, c-à-d, pas grand-chose.
    • Inversement, comment les personnes venant du faubourg entreront sur la chose ? À l’heure actuelle, cela se fait aisément, va-t-il y avoir création d’une de ces bordures nécessaires à l’écoulement de l’eau ?
  • Sortir au niveau du Cabinet vert — rue Jousselin — devrait, au-delà du faubourg, conduire vers le quartier St-Marc ou l’Argonne.
    • Inversement, comment les personnes venant du faubourg entreront sur la chose ? Combien de bordures les attendent ?
  • Dans l’hypothèse où les cyclistes seront confinés au bord du canal :
    • Comment feront-ils pour rejoindre le quartier St-Marc par la rue Charles Péguy ? Et inversement ?
    • Le carrefour au niveau du pont Thinat va-t-il être rénové afin d’enlever toutes les complications faites aux cyclistes ?
    • Le fameux itinéraire touristique dans le sens pont GV > Thinat va-t-il enfin, pour le moins, rejoindre le pont d’une manière linéaire, non pas rencontrer le baquet des 3 places d’un stationnement de misère (les autos le samedi semblaient heureuses de l’autre côté de la chaussée, sous l’arche) ?

La seule chose de bien, c’est que à la suite de la présentation du plan vélo de l’agglo d’Orléans, sans grand-chose de concret réellement présenté, aux grands fauves lors des inaugurations des « équipements vélo », il pourra être opposé les folles et chaudes promesses ; nous ricanerons des « c’était avant et l’on faisait de la merde, maintenant, c’est fini » ou des « pas de procès d’intention » entendus ce soir-là.

De là à dire que sur les 50 millions, il y en a déjà 1 de perdu.

 

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Cette entrée a été publiée le 22/07/2019 par dans Orléans n’aime pas beaucoup les vélos, et est taguée , , , , , .

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