Becancaneries

Théorème de J.B. Corot : « la ville de Copenhague est équipée de 350 km de pistes cyclables surélevées, séparées de la route et très sûres » dont plus de 550 km font les trottoirs d’Orléans et son agglomération.

Une histoire de fin d’année

En cette fin d’année 2019, Lune avait rendez-vous avec Vénus, et à une moindre échelle, la nuit avec une alarme oubliée.

L’Histoire© au paradis

Savoir ne pas pourvoir se rendormir est une chose, savoir comment occuper ce temps libre offert par la technologie, une autre. Déjeuner pris, c’est par un petit matin d’un faible hiver, à l’air clair et vif, qu’il décroche la monture jaune.
Avant de pousser la porte de la courette vers l’espace où les rêves s’incarnent, ses mains s’attardent sur la commande des freins, elles passent encore une fois sur les pneus, vérifications vaines mais ô combien rassurantes. La porte est butée.
Il s’attarde le temps d’une respiration dans la ville, humant un bon coup le jour qui sommeille, encore, exhalant une des dernières buées de la nuit, passée.
Une fois encore son regard s’accroche au porte bagage chargé — nulle mère-grand à laquelle porter une galette ou un thermos de thé — de quelques victuailles ; de rouge, il n’a que sa seule veste.
Point d’éclats dans la solitude de la rue, point de bruit car la monture est silencieuse ; la seule trace de vie sera celle tracé sur l’écran diaphane du compteur des quelques kilomètres à venir, une lumière bien fixée sur le guidon de Jan d’Auvernha.

Il a un vélo auvergnat, il a de la détermination, c’est peut-être un cycliste.

Les pavés urbains lui offrent un petit tour de chauffe, le désert péri-urbain, de petites gelées blanches — rien de consistant pour sustenter la roue avant —, le pôle routier, tel St Martin, son noir manteau — à peine mise en joie par une luciole abandonnée, loin d’un éclat stellaire — et un chemin lui offre, lui, la première et au final l’unique hésitation. Prendre ce chemin, c’est assurément prendre un raccourci ; les feux des véhicules, comme autant de vers, luisent par delà la plate plaine givrée.
Habillé de rouge, en l’absence de loup chafouin, il préfère la sûreté de la route serpentine sur laquelle s’éveillera un si proche soleil mais si pâle astre, au final.

Fin du conte ! Je suis presque cycliste, pas écrivain ! 😛 … et à un âge auquel je me chaperonne seul ! Plus sérieusement, je suis pas là pour vous en conter, et d’Histoire ici, il n’est question que du seul vélo, de plus, le paradis n’était pas au rendez-vous de la petite excursion :

Une petite partie de la Beauce traversée, des moulins points attaqués — les ailes étaient déjà tombés pour un —, des éoliennes croisées, la fantomatique Retrêve chevauchée, une exsurgence phréatique nommée Conie longée, tout ça pour aller à un paradis… imaginaire. Un « paradis », lieu-dit marqué sur une carte en ligne, un « paradis » absent de la carte papier qu’il avait avec lui, comme un explorateur pourrait avoir la carte du point G en d’autres lieux.

Déconvenue, au lieu-dit, après s’être fait aboyé par un chien, il s’enquiert auprès d’une personne de la présence du paradis.

— Je cherche le panneau du Paradis, c’est ici ?
— Oui, mais il n’y en a jamais eu, il n’y a qu’une rue.

La beauceronne est avare en parole, elle taira ce qu’elle sait de l’affaire et que sur le coin d’une maison, avant la sortie de la ville, figure un panonceau « le paradis est ici ».

Fort marri, le cycliste, lui, ne se risquera pas à quémander un chaud café ; sur le vélo il y a une gourde… pleine de thé, encore tiède. Le dépit n’est pas la fin du monde. Autant parcourir la rue du paradis, et profiter de l’instant :

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Ce n’est pas la plus belle photo du monde, nous serrons bien d’accord, mais c’est celle du paradis : une matinée, un petit froid frisquet, une randonneuse… et un thermos de thé en hors champ & hors-champ.

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Les bilans

Niveau mairie

En très peu de mots, en un seul même : RIEN ! Rien de bien bon en matière d’équipements cyclables pendant l’année 2019 à Orléans. Pour ne pas donner les flops de l’année, Olivet – rue du général De Gaulle, Feury – rue Jules Gusde , Orléans – Anc. RN20 sud, St Jean le Blanc – Av. De Gaulle, Semoy, Ingré et ainsi de suite pour quasiment toute l’agglomération, sans oublier le plan vélo tellement décevant que déjà les prétendant⋅e⋅s fauxcialistes annoncent en raboter 20 km, quand on vous dit que « les cons, ça osent tous… » ou encore les projets délirants du conseil du département du Loiret, qui en plus de bétonner la Loire, se fend de vouloir mettre, lui-aussi, des bordures sous les roues des vélos ; regardez, sans rire, la pose du président du conseil général le long des bords du canal (en son journal, sur son site).

Pour finir par de la positivitude comme dirait l’idiote des pôles, gardons en mémoire l’aménagement de la rue des petites Osiers à St Jean de la Ruelle, le coup de rabot passé sur 2 rues de la Source.

Côté vélo perso

Que du bon. l’objectif unipersonnel de 8000km a été atteint, sans grand mal à cause des +5000km de vélotaf. Les objectifs pour l’an entrant… rien ne sera annoncé publiquement, il y a des projets qui doivent rester secrets.

Les roues ont été usées en kilomètres urbain lors des réunions du plan-vélo, lors des vérifications de l’opération KGB (>fr), vers La Source (>fr) pour rester dans le ton de l’histoire du début, à la recherche du paradis dans l’enfer d’Orléans (>fr).

Côté tourisme de la pédale, pas grand-chose, quoique Angoulême a été au rendez-vous (>fr), la belle ville vélorutionnaire de Tours (>fr) également, Chambord (>fr) a été une sortie royale (sans cruchotte), et d’autres villes en Charentes et en Limousin, mais j’ai trouvé, proche de la cité johannique, le nord (>fr).

Les chiffres

Par activités :

  • ⚒ — vélotaf : + 5687 km
  • ⛕ — urbain : + 1509 km
  • ⛲ — tourisme : + 1247 km

Soit un total qui est pour me plaire de 8443 km mesurés par BikeComputer (>fr – Attention, lien ggl), l’appliquette sur mon ordiphone. Ne figurent pas les kilomètres fait les nuits et les jours où le truc a été oublié (environ 300km), et ne figurent pas également les kilomètres, pardon le kilomètre effectué avec la trottinette, le nouvel équipement de mobilité douce pour me déplacer dans le quartier.

Et par vélo :

  • 6801 km pour Jan d’Auvernha (⚒ +++, ⛕ ++, ⛲ +++)
  • 1642 km pour BluaMarko (⚒ ++, ⛕ +++, ⛲ -)

Autant le dire, je suis très content des 2 montures, mais :

  • J’ai encore des craintes avec Jan d’Auvernha sur des randonnées de 100km, mais je me soigne ; il ne m’a point fait défaut, et j’ai l’imagination parfois galopante. Voici le billet des premier 500 km (>fr) en Randonneuse Histoire Bike, d’accord, j’ai raté le billet des 5000, je ne promets pas le billet des 10000km mais je tâcherai d’être attentif au compteur.
  • Pour BluaMarko, j’ai de l’amour-haine. Amour car le cadre des +5ans de compagnonnage est une relation complexe, malgré la réfaction, malgré l’apprentissage du moyeu intégré et du rétropédalage. De la haine, car il m’oblige à la vélocité, à la tempérance, bien loin des volcaniques envolées auvergnate.

Il est bientôt temps de laisser la virtualité pour la réalité du changement d’année, pour vous comme pour votre serviteur.

À l’an entrant, et n’oubliez pas, la personne qui boit est celle qui ne conduit pas… ni auto, ni vélo.

Information

Cette entrée a été publiée le 31/12/2019 par dans Réflexions, tourisme.

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