Becancaneries

Théorème de J.B. Corot : « la ville de Copenhague est équipée de 350 km de pistes cyclables surélevées, séparées de la route et très sûres » dont plus de 550 km font les trottoirs d’Orléans et son agglomération.

Soirée diapo… un supo & au lit

Après le billet d’un petit anniversaire d’un mois, rue Condorcet à Fleury (>fr), je voulais vous infliger un billet sur la première année de la soirée déraillement : « Orléans & politique vélo ».

À quoi bon parler du vide une fois de plus, en disant que le manque d’ambition se donne à être admiré dans les non-aménagements de la rue de l’hôtel Dieu à Olivet, voir, dans la façon dont De Gaulle s’y fait tailler un short (>fr), dans le trottoir de la rue des Branles à St-Denis en Val (>fr), ou encore au nooooooooord, avec le changement dans la continuité — c’est à dire les cyclistes au pas sur le trottoir — dans la rénovation tranquille de l’ancienne RN20.

Un détail rigolo sur le bazar qui doit régner dans les bureaux de la grande ville d’Orléans qui se gonfle d’orgueil pour faire métropole, la fumeuse carte (>fr) des « équipements cyclables » — qu’il faut comprendre comme indiquant les endroits où il ne faut pas rouler sauf la piste qui longe la voie Gaston Galloux — ne donne pas la rue des Osiers à St Jean de la Ruelle (>fr), mais oublie également la rue Anatole France, à Fleury les Aubrais (>fr)… et rien ne sera dit pour le moment sur le vide cyclurbain des villes dirigées par les nouveaux décideurs tant pour la présidencité que pour la vice-présidence à la vélocitude de l’agglomération ; en un mot, ce sont des faucialistes. Nous n’avons pas fini de faire le trottoir de droite à droite, entre pavement des années 1980, bordures et sur-bordures, de faire du vélo sur des voies d’une cyclabilité incertaine qui se terminent dans des bancs de béton ou des jardinières, et, avec priorité aux déplacements automobiles vecteurs de progrès, de développement, de croissance et de bonheur.

Sur la dite soirée, non pas se faire du mauvais sang pour des nuisances comme Poisson, Ricard, Touchard, Gaudet, Carré et consorts, pour lesquel⋅le⋅s il y aura bien une place dans une obscure délégation cantonale à l’accueil des colonies extra-terrestres microbiennes & invisibles, voir une place toute aussi utile à la maison de retraite du Luxembourg, à défaut de se trouver un véritable travail…

Se taper la contre-allé de la Tuilerie

Dans le rétro

De la rue de la Tuilerie, que de choses en ont été dites sur ce cyber-cahier.

Autrefois, une rue en mauvais états, limitée à 4×30 km/h — une opération dans laquelle, 4 était le nombre de panneaux indicateurs de vitesse à 30 km/h, dans un même sens de circulation et au niveau d’une société d’assurance retraite, soit au jugé le petit doigt en l’air, 120 km/h… la vitesse des mêmes employé·e·s de la dite société — avec 2 carrefours — des routes sur lesquelles circulent des autos, des camionnettes, des vélos — avec 2 sorties de parcs de stationnement — celui de la société d’assurance retraite et un conglomérat d’entreprises du loisir — avec une ancienne route de transit, coupée en sa fin, et pour finir cet inventaire une voie de desserte d’un lotissement au pied de la base de départ de l’ancien rail de l’aérotrain.

Après sa mise en ordre par la coopération entre le département, les mairies, l’agglomération, sur la chaussée a éclos un morceau de voie verte caca d’oie qui comporte :

  • – un changement de sens ;
  • – 4 giratoires (plus 2 aux extrémités de la rue) ;
  • – est resté un bout de trottoir-piste cyclables avec rehausse — +5 cm — des ressauts anciens pour ralentir le progrès cycliste selon les directives du politburo de Beijing ;
  • – un second changement de sens lié à ce trottoir (et un troisième changement de sens sans conséquence en bout de rue (mais quand même)).

Bref ! En apparence, la voie verte est un plus qualitatif après les travaux, ce entre 2 giratoires, mais en rajoutant la qualité déplorable du revêtement — refait partiellement au bout de 6 mois —, le nombre de bordure — 2 au minimum par giratoire —, la gestion de ces mêmes giratoires, il apparaît clairement que la décision des mairies de Saran et Fleury, en collaboration avec le département du Loiret et de l’agglomération, était d’enlever les cyclistes du trafic général ; et rien à faire de l’endroit et du comment est aménagé l’espace qui est laissé au cycliste, ces grands fauves roulent en 4×4.

Pour y être passé en automobile, c’est super génial de pouvoir rouler très très vite sans supporter la suivance* d’un « pue-la-sueur ».

Au final, l’ensemble donne un cadre propice à la promenade pour les gigot-flageolets le dimanche et l’équipement verdit à pas cher l’image de ces citées bétonnées. Ce chemin quotidien a connu un premier billet en 2015 (>fr) puis, à la suite des travaux, un premier passage le bitume encore brûlant (>fr).

*suivance : pour une personne derrière un pare-buffle, pardon, un pare-brise, la suivance est le fait de suivre un cycliste sans pouvoir le doubler, avec la peur panique de perdre son kiki en cas d’insuccès. En milieu urbain, la suivance conduit souvent l’automobiliste à accélérer comme un dératé pour venir planter l’extension de sa bite au feu, devant un⋅e cycliste, car c’est ça qui compte, « montrer » qui est le chef de meute.

En rentrant un soir de juillet 2020

Au sortir de la forêt, vous n’êtes pas dans le sens de circulation. Si cela était sur une loooooongue distance, l’incidence serait minime.

Un premier giratoire

À peine 200 m, après un trou d’eau — à Saran, cela est considéré comme un espace naturel de qualité dénommé « étang » ou « lac » pour les plus importants —, voilà que le premier giratoire tombe sous la roue

C’est celui du changement… de côté pour circuler et dans le sens « forêt → chêne Maillard », il n’est presque pas dangereux.

Le giratoire a été construit en forme de taupinière pour donner du relief au voyage automobile. Des herbes ont été plantées pour cacher la circulation des vélos et des piéton⋅ne⋅s — il faut quémander trimestriellement le nettoyage de la chose (un nettoyage qui doit coûter un pognon de dingue, mais augmente le PIB local). Il a déjà été heurté par un véhicule motorisé, mais il va de soi que personne ne va réclamer la baisse de la vitesse à 30 km/h, des 50 annoncés, elle est largement à 70 entre 2 giratoires.

Dans l’autre sens, c-à-d, du chêne Maillard vers la forêt, la voie pour changer le sens, suivant la logique humaine et le savoir faire du CEREMA, devrait être en amont de ce giratoire. Cela supposerait moins de poignées de mains entre les élus du département et de l’agglomération… mais, mais, mais, c’est le fait d’un cumulard, l’absence de qualité en ce lieu doit être ailleurs, peut-être l’absence de volonté ou de compétence.

En images :

Un second giratoire

Avant il y avait un simple régime de priorité à droite, mais ces règles sont trop simple, pourquoi ne pas bétonner plus pour complexifier plus. Au pire, un panneau « arrêt », pardon, « stop » l’agglomération est de la race des ouineureus, et le tour était joué.

Des 3 giratoires, c’est le premier a avoir été percuté par une bagnole, à peine 6 mois après la fin des travaux réalisés pour apaiser et fluidifier le trafic donnant à l’ensemble un cachet champêtre…

En image :

Un troisième giratoire

Celui-ci est probablement le seul nécessaire pour cause de présence de l’armée, avec une facilité pour bloquer la circulation au besoin.

Il est conçu sur les même modèle que les 2 autres, les cyclistes qui circulent par ici ont toute la charge de l’attention car les bagnoles, comment dire, elles se fichent bien des règles de priorité.

Celui-ci également a été détruit par une voiture qui a foncé droit — car dans un accident, les voitures conduisent d’elles-même, il n’y a jamais de drogues (alcool, fumette, LSD…), jamais de vitesse excessive — et le panonceau directionnel est souvent couché (ou volé pour la revente).

En images :

Des autres giratoires

Il y en a un qui a été créé au niveau du conglomérat « loisirs et folies du samedi ». C’est à ce niveau que la voie-verte cesse d’être ce qu’elle n’est pas pour être considérée à sa juste valeur, celle d’un trottoir — sur 200m environ — et ensuite, pas la grâce d’un panneau et l’aide d’une série de bordures, devenir une piste cyclable — sur 200 nouveaux mètres environ — ce, jusqu’à un rond-point occupé par les ami⋅e⋅s du jaune et un nouveau changement de sens de circulation.

À l’autre extrémité de la rue de la Tuillerie, il existe un autre rond-point, avec un nouveau changement de sens. Le bout d’équipement cyclable est utilisé par les militaires des subsistances et ou les cyclistes qui rejoignent la ville de Chanteau par les chemins forestiers.

Dans les alentours

La voie est ouverte… rue de la Halte

Petits détails de la voie-verte, elle croise une voie de chemin de fer et, à cet endroit, l’ancienne rue qui desservait l’usine de tracteurs. Cette rue, la rue de la Halte est maintenant réservée en partie aux circulations « douces ». Il y a une crotte de béton pour éduquer les enfants de la bouffe pré-vomie à ce qu’était une bestiole amicale dans le monde d’avant, plus loin, le, ou la, cycliste rencontre une barrière.

Attention, basées sur OpenStreetMap, ou gougueule, certaines appliquettes ne vous feront pas passer par là pour un obscur « référencement de voies ». C’est un passage publique, une route, cyclable à part entière.

Dans la zone

Les amis des nouveaux, ou anciens, élus ont refait à l’identique le trottoir, rendu cyclable par la grâce d’un panneau. Probablement un équipement de qualité puisque les voitures stationnent dessus.

Une personne qui a bien apris la leçon du « je me gare où je veux ».

Il est fort à parier que l’endroit va être peint comme avant, avec une circulation cyclable des plus délirantes (je n’ai jamais vu une personne respecter le cheminement « officiel »). Votre serviteur a demandé aux sévices mégapolitains un bouton poussoir « appel-vélo » en état de marche mais les feignasses de l’agglomération ne vont pas venir étudier la chose, c’est trop compliqué, ce d’autant plus que la détection des automobiles est également défaillante.

Pourtant, avec la voie-verte derrière la zone, même si l’équipement est médiocre, l’ensemble mériterait d’être modernisé car les années 1980 sont un tantinet loin, non ?

Conclusion

Une bonne idée — séparer les flux de circulation — est vite gâchée par l’absence de qualité, par l’absence de regard critique sur ce qui est fait, ou a déjà été fait, par des rond-points en nombres, par des ressauts, par des changements de sens… et certains techniciens de l’agglomération d’Orléans sont satisfaits de ça avec les sempiternels « c’est pas si mal », « c’est mieux que rien », « jamais contents ».

Dommage, ce n’est pas avec des équipements comme celui-ci, à relier avec les travaux de la rue Marcel Paul (>fr), que la part modale des cyclistes va augmenter, ainsi faisant, Tours aura toujours une roue d’avance dans ce domaine également.


À lire sur un réseau social avec un oiseau bleu en guise de logo :

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Cette entrée a été publiée le 02/08/2020 par dans Orléans n’aime pas beaucoup les vélos, Réflexions, et est taguée , , , .

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