Becancaneries

Théorème de J.B. Corot : « la ville de Copenhague est équipée de 350 km de pistes cyclables surélevées, séparées de la route et très sûres » dont plus de 550 km font les trottoirs d’Orléans et son agglomération.

2 voies, 2 ambiances

« Le lièvre & la tortue » est le titre d’une fable mais ce billet est un diaporama, je n’ai pas voulu non plus profiter de l’ambiance halloweenesque pour faire croire dans le titre que je m’étais déguisé en curé pour poursuivre les jeunes filles, ou, pour faire plus local, que je m’étais déguisé en sous-marin pour en enlever une.

Je fais un peu d’humour mais le harcèlement de rue est un véritable fléau pour les femmes, à vélo ou pas.

Présentement, il s’agit d’un diaporama, un soir, où, 2 voies semblables se sont rencontrées et de 3 dépassements.

/!\ Même si je commente le comportement de la jeune personne, en aucun cas il y a moyen de dire « vous voyez, les cyclistes font n’importe quoi ». C’était loin d’être son cas, et c’est loin d’être mon intention. Elle fait n’imp’ car il n’y a pas de réseau cyclable dans Orléans et les quelques équipements cyclables sont mauvais.

La carte

En bleu le tracé du vélo bleu de la jeune fille, en jaune, le tracé de Jan-D’Auvernha.

poursuite_carte

Premier dépassement

Déjà, la jeune fille roule sur le trottoir — autorisé à cet endroit — mais à contre sens, elle traverse comme une piétonne, ce qui est le moins disant ici.

Nous allons dans la même direction mais pas à la même vitesse. Elle me gêne un peu, je la double et continue de circuler sur la chaussée, alors que elle, vlan ! Elle traverse la place Dunois.

Second

Second car il n’y aura pas de troisième, mais la possibilité existait.

La place Dunois traversée, nous sommes dans la rue du maréchal Foch. Je la double à nouveau pour craindre échoir sur le boulevard. En effet, les têtes pensantes de l’agglomération n’ont pas installé de « tournez à droite » lors de la création du coronacouloir.

Action sans conscience n’est que ruine de l’idée directrice.

Ouf, le feu est vert. Au-delà du panneau, il y a les anciennes traces du coup de peinture de l’époque Carré qui se donnent à être vues. Ce coup de peinture, très étroit, avait été défendu comme un « truc valable » par l’intérimaire lors de la présentation du plan vélo.

Grosse pensée pour les arrivistes de cette liste qui cherchent à nous faire croire qu’ils & elles, sont les ami⋅e⋅s des cyclistes.

Le maire actuel, lui, n’avait rien promis, donc pas de déception à avoir dans l’abandon total de la moindre ambition en matière de déplacements cyclistes.

Les maires passent, ou trépassent, les sévices techniques demeurent et c’est probablement le, ou la, même gugusse qui avait étudié l’étroit coup de peinture qui a élargi le trait en faisant disparaître les coronaplots protecteurs.

Elle est pas belle la vie ripolinée. Nous aimerions pouvoir dire du bien, mais ce n’est pas possible.

Vers le troisième dépassement

Le boulevard descendu, puis remonté pour mon cintre, nous revoilà à nous croiser, elle, elle est toujours à évoluer dans l’espace comme une piétonne.

La cycliste vient de traverser un « espace vert » pourri de marches, de trous, de cailloux… c’est un espace vert au milieu d’un boulevard, il y a des parents qui y font jouer leur rejeton pour les habituer à la pollution et au bruit…

— Heu, c’est con ça comme phrase…

— Mais c’est une réalité.

La sortie du « cheminement » — mis en valeur lors d’un tour payant à vélo — se fait au niveau d’une entrée de parc de stationnement souterrain. Rien ne va à cet endroit, mais le potentat d’alors se tripotait le pipeau parce que la bibliothèque allait être inaugurée par Mitterrand, le reste, il s’en fichait bien. L’intérimaire a refait une partie de la circulation, au profit des automobilistes, et rien n’a véritablement changé.

Nous, par la force des choses et de nos mollets, poursuivons notre route, nous passons sous la trémie et prenons la nouvelle bande peinte à la sortie d’un bout de coronacouloir de bus, quelques 200m assez étranges qui en dehors des ornières (traversée des rails), est un truc peint, puis un damier, puis une étroite bande… L’ancien coronacouloir a disparue enlevé dans un sous-marin, la jeune fille est encore là à circuler ; comme il y a de la circulation, je ne la double pas, d’autan plus que je me sais devoir tourner bientôt.

Conclusion

— Y’en a pas. En vérité, c’était un billet « test » pour voir combien de mots je pouvais aligner en conditions de NaNoWriMo. Avec si peu de résultats, il n’y aura pas de NaNo cette année.

— Hoooo non !

— Mais il y aura un NaNoWriMo décongelé.

— Haaaaa.

— Je compte reprendre ma traduction de « correspondanças coma la mòrt ». Je ne sais pas encore si la traduction sera faite ici en français ou sur mon cyber-cahier en occitan, voir, la traduction ici et la mise à jour / correction là-bas. Encore une semaine pour décider.

4 commentaires sur “2 voies, 2 ambiances

  1. Jeanne à vélo
    27/10/2021

    « évoluer dans l’espace comme une piétonne » : tu mets parfaitement les mots sur un phénomène encouragé par l’absence de réseau cyclable identifiable.

    J'aime

  2. V-LO
    27/10/2021

    Très bonne analyse, comme toujours.
    A une époque pas si lointaine, je roulais moi-aussi sur le boulevard pour rejoindre la rue des Murlins depuis la Médiathèque. Après quelques graves mises en danger par des automobilistes, j’ai changé d’itinéraire pour garantir ma propre sécurité physique et mentale.
    Donc à une autre époque pas si lointaine, je rejoignais moi aussi le boulevard de Châteaudun en passant par la place Dunois (et avant cela en passant par le parc du boulevard Rocheplatte), et je coupais par la place elle-même pour deux raisons :
    – la première est que les pavés de la chaussée sont glissants et (très important) me tapaient le derrière de manière assez désagréable, 😉
    – la seconde est que je limitais au maximum le contact avec les automobilistes qui « oubliaient » de me céder le passage aux deux intersections suivantes. Je rejoignais donc le boulevard de C. en coupant par la venelle de la Boëche puis la rue Jehan de Meung.
    Et puis j’ai [encore] partiellement changé d’itinéraire à cause de cyclistes (souvent le midi) qui prennent la piste unidirectionnelle du boulevard de Châteaudun pour une bidirectionnelle. C’est dangereux quand on se croise avec des piétons et les engins de chantier qui apparemment sont aussi chez eux ici. Surtout, un cycliste m’a fait chuter volontairement il y a quelques mois sur la PC du boulevard.
    Du coup, j’ai de nouveau adapté mon itinéraire et prends la place Dunois côté chaussée, rue de Coulmier, rue du Parc, boulevard de Châteaudun sur quelques mètres pour rejoindre la rue des Murlins. C’est plus serein et un bon compromis qui me permet de ne pas trop croiser de monde, tous modes de déplacements et comportements de m*** confondus.
    D’ailleurs, petite observation bonus : depuis que la supérette du boulevard de Châteaudun est passée Carrefour quelque chose, je remarque que TOUS les matins avant 8h, la piste est bloquée par le gros camion de livraison qui stationne CUM en travers sur celle-ci, à l’angle de la rue du Parc. Ce qui malheureusement, valide mon choix de contourner cette piste cyclable pourtant pas dégueu en théorie mais qui de toute façon, tous les jours ou presque, est coupée un peu de partout par des autos, des camions et autres engins de chantier avec leur matériel et/ou leurs déchets et n’est pas confortable car partagée avec les piétons.
    S’agissant de la remontée de la rue du Maréchal Foch pour rejoindre le parc du Boulevard Rocheplatte (que je faisais 2 fois par jour avant de changer d’itinéraire, même histoire que plus haut, mais bon, passons ! ), je trouve le cheminement clair et explicite, et je ne comprends pas pourquoi les cyclistes grimpent sur le trottoir de gauche, comme des piétons. De toute façon, à l’entrée du parc, on atterrit toutes et tous dans un cul de sac formé par une mini-allée et un chantier constitué d’un trou gigantesque creusé en juin et toujours pas rebouché depuis.
    On pourrait se réjouir de voir de nouveaux usagers des mobilités dites douces ou actives. Sur le fond, oui. Mais, personnellement, et je l’ai déjà dit, je m’inquiète de ce truc très inquiétant et très bien décrit ici, qui consiste à se déplacer comme un piéton avec un engin qui peut -comme une auto- semer la mort.
    Alors conseil d’ami si ceux-là lisent ce blog. N°1: on s’éclaire, n°2 : on respecte le code de la route et n°3 on évite de se prendre pour un Fangio à 2 roues sur les trottoirs.
    Fin de ce message beaucoup trop long. 🙂

    Aimé par 2 personnes

    • janpeire
      27/10/2021

      Il n’y a pas de messages « longs », c’est parfois nécessaire de faire des explications en fonction des expériences et de l’évolution de celles-ci ; ce commentaire en est la preuve.

      J'aime

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Cette entrée a été publiée le 23/10/2021 par dans Orléans n’aime pas beaucoup les vélos, Une photo vaut mieux qu'un long discours, et est taguée .

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