Il y a un an, les inondations

Il y a un an la région était sous l’eau, l’occasion de quelques captures d’écran du trajet quotidien Orléans-Cercottes.

Attention, même si le ton de ce billet est badin, je ne suis pas sans ignorer que certain-e-s ont perdu beaucoup dans les inondations. C’est la raison pour laquelle je ne montre que des photos des trajets par bois et par champs.

  • La chronologie des évènements dans la Rep’ (>fr)

L’effondrement qui vient

Autant le dire, le lundi soir, après une journée de pluie, j’animais une réunion sur le thème de « collapsologie » avec une présentation entre-autre des livres suivants :

  • « Comment tout peut s’effondrer » de Raphaël Stevens & Pablo Servigne
  • « Effondrement » de Jared Diamond

Deux livres qui traitent de l’effondrement à venir.

Le mardi matin, sous la pluie et mon cirée, je suis parti à vélo. Les feux d’Orléans clignotent, ils ne fonctionnent pas dans Fleury. À Saran, un peu plus de pluie, et soudain, entre deux flaques, je me retrouve dans une sorte de trou et de l’eau jusqu’au milieu inférieur de la roue.

Étrangement, les voitures se sont mises en cercle autour de moi, comme pour ne pas m’éclabousser, ce qui ne m’aurait pas guère mouillé davantage.

Il en faut plus pour m’arrêter, mais je méditais le courriel que je n’allais pas manquer d’envoyer aux présent-e-s de la veille dans le style « c’est la fin du monde… ». Me voici dans la forêt, voici la barrière passée de quelques 200 m que je m’arrête et me rends compte que j’ai de l’eau presque au milieu des roues. Idiot !

Non pas méditer une méchante blague, je devrais me concentrer sur mon chemin, pardon, la rivière autonome qui décide de couler où elle veut, quand elle veut.

Un autre chemin me mène à un lac qui a éclot dans la forêt. Comme j’ai peur des crocodiles et des piranhas, je rebrousse chemin et me vois dans l’obligation de prendre la route nationale 20, doubler un nombre conséquent de camions, prendre le petit pont pour arriver dans 5 à 10 cm d’eau.

pour être bloqué plus loin.

Je rebrousse chemin, reprend la RN20 et arrive finalement au boulot. L’envie de rire a passé en voyant les pavillons dans l’eau. « Ma blague » tombe dans les 8 cm d’eau qui inonde mon bureau et l’atelier, le lendemain, il y aura 20 cm et 40 le jeudi. Il n’y rien à faire que de sauver ce qui peut l’être.

L’aérotrain les pieds dans l’eau

Le mardi, j’ai été arrêté par ça d’un côté,

aérotrain les pieds dans l’eau

Aérotrain

soit ça de l’autre :

La semaine suivante, dans la forêt il y avait ça souvent :

c-à-d que le trou — profond de 2 m, avec des racines, des herbes, des branches — qui se trouve à gauche, « traverse » le chemin. Passer est sans grands dangers car on en voit la fin, il faut seulement ne pas buter sur une racine.

Mais le grand truc, c’est la petite route coupée, pour rejoindre Cercottes, il y a la RN20 ou la forêt. Et combien de cm d’eau le long du rail ?

Ce matin du 6 juin, arrivé devant l’étendue d’eau, quelqu’un me conseille de monter sur les rails, jusqu’au cimetière. Il n’y a pas de trains mais c’est dangereux. Je suis le conseil et me retrouve mouillé.

Le soir, je veux savoir et plonge le vélo dans l’eau. D’abord, il y a moins d’un mètre, on voit encore les herbes hautes à des endroits, le dessous c’est une route goudronnée, en une semaine il n’y a pas de dépôts de vase.

Au final, 60 cm d’eau que je n’affronterai pas une seconde fois, les quelques 800 m ont été très physiques, au delà des pieds mouillés. L’eau dans le garde-boue freinait mon avancement, pédaler dans l’eau n’est pas très joyeux. Voici la route, quasiment aux même endroits, le 29 juin au soir, premier jour où la route était circulable pour les vélos.

Dans la forêt d’Orléans

La solution la plus facile était de prendre la RN20, mais avec la masse de véhicules qui circulait à ce moment, avec la pluie, les bois présentaient une certaine sécurité, en dehors d’un sanglier qui semble avoir eu autant peur de moi que moi de lui.

Je ne vais pas faire un étalage des cheminements pris dans un premier temps avant de les découvrir inondés ; cette situation était variable du matin au soir où un chemin boueux, passées les pluies de la journée, se transformait en flaque géante. L’expérience m’a permis de découvrir des sentiers jusqu’alors inconnus.

Le 2 juin, l’intérieur de la forêt et une allée que j’emprunte parfois.

Le 20 juin, voici la même allée, dans le sens opposée.

Et au mois d’août.

Encore 2 photos

Le 13 juillet, voici le niveau de l’eau dans le champ qui borde une allée que j’affectionne et que vous avez par deux fois dans l’étiquette Cercottes

Partout de l’eau !

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Certaines photos sont tirées des films faits au quotidien, d’autres du téléphone portable, ceci explique les différentes teintes, les différentes couleurs sur des endroits photographiés le même jour.

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2 réflexions sur “Il y a un an, les inondations

    • janpeire dit :

      Absolument pas. Le mardi, j’étais en collant thermomachin, un pantalon cirée par dessus, basket pour le bas (j’ai des changes au boulot), et veste de cycliste sous le cirée jaune pour le haut (je rentrais de congés et n’avais aucunes idées de la météo, l’air, la circulation…).
      Les autres jours c’était quasiment pareil. Le matin je fuyais les grandes étendues d’eau (sauf dans la forêt où je maitrisais aussi bien l’équilibre entre racines que le pédalage d’un pied puis l’autre).
      Le soir, sachant que je rentrais au chaud, je me suis permis des trucs comme les 60 cm le long de l’aérotrain.

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