Becancaneries

Théorème de J.B. Corot : « la ville de Copenhague est équipée de 350 km de pistes cyclables surélevées, séparées de la route et très sûres » dont plus de 550 km font les trottoirs d’Orléans et son agglomération.

Galop d’essai – Histoire Randonneuse Classique : le plaisir autrement

La découverte de la marque s’est faite un an après l’achat du T100 (>lm-Rapieta) un très très très bon vélo, qui allait me servir 5 ans de temps, sur plus de 30 000 km, seulement voila, après l’épisode neigeux de février, je me suis rendu compte qu’il y avait 2 fentes au niveau du tube de selle, j’ai également une roue de voilée, mais, mais, mais, pour le plaisir de mamaiser un coup, cela ne m’a nullement effrayé pour faire le presque 200 (>fr-becancaneries), pour aller à St Junien (>fr-becancaneries), d’aller par monts & par vaux ou encore de voyager dans ces supers TER-Centre, ces trains qui n’existent pas (>fr-becancaneries). Pour bouger plus de 15kg, il faut de la confiance dans sa monture et de la volonté.

Mais pour aller quotidiennement travailler à bicyclette, par beau, ou moins beau, temps, sur une absence quasi totale d’équipements cyclistes dans la cité johannique, sous la pluie, sur la neige, sous le soleil… la volonté est peut-être bonne fille, mais elle ne fait pas tout.

Je suis donc retourné chez mes vélocistes, à Orléans, un commerce avec une arrière-boutique, avec l’idée de faire du trafic d’organes… de vélo : « je donne un cadre vieux encore sous garantie contre une réduction sur une merveille auvergnate ! »

Peine perdue, ils ne sont pas comme ça chez Cyclable (>fr-Cyclable Orléans) et pour mon pignon, non-pas alimenter les rumeurs les plus obscures, non pas faire des histoires, j’ai préféré entrer dans le livre des contes (>fr-Histoire.Bike).

La vie pour certain n’est que souffrance ! Soit ! Mais un célèbre guide spirituel enseigne que la souffrance a une cause, que l’on peut étudier son origine, et, pour la faire cesser, il faut suivre la voie. Cela tombe bien, chez Histoire.Bike, ils ont 4 modèles de cadres déclinés en 2 variantes, ce qui fait 8 véhicules pour suivre le chemin. Par exemple, et c’est quand même l’objet de ce billet, la Randonneuse Classique (>fr).

Tour du propriétaire

Cela a beau rester simple, un vélo, il faut tout de même régler la selle, en hauteur et en profondeur avant les premiers tours de roue dans la cité. Trouver la position idéale de conduite ne se fait pas aussi simplement, d’autant plus que au-delà des pavés glissants, il y a le bitume des dortoirs pavillonnaires, les chemins de calcaire dans la forêt. Enfin, les premiers réglages terminés, je chevauche ma bécane semblable à l’héroïne locale son cheval ; une bicyclette jaune comme peut l’être la gentiane des monts auvergnats dans ses revers de Creuse et de Corrèze voir au sommet de quelques collines de Charente-Limousine.

Le cadre est sans complications inutiles, les finitions semblent de qualité, il n’y a pas un bruit en roulant, le tout offre un ensemble soigné. Après cette première prise en main, le principe du vélo est simple, le cycliste, ou la cycliste, transmet un mouvement aux pédales, l’énergie passe dans le pédalier et est transmise à la roue arrière par la chaîne… yapluka !

votre serviteur a pris position… assis sur la selle plutôt que debout au coin du zinc.

Le cadre et la fourche sont en acier. Les roues sont chaussées de pneus 47-622 Etrto, 28”x1,75 ou encore 700x45C — au changement je reprendrai des 32-622 Etrto, une bonne taille (selon moi) pour le quotidien, la petite randonnée — côté vitesse, c’est du Shimano-Alivio Trekking | 9 vitesses | Pédalier 44/32/22 | Cassette 11/32, les jantes sont à double paroi, l’électricité est fournie par un moyeu dynamo, la poignée de portage H-Plift© est présente, il y a 3 emplacements pour des porte-bidons et l’emplacement des porte-rayons de secours… bref, allez consulter la page du catalogue liée au paragraphe précédent pour plus de détails sur les spécificités.

Face à la concurrence, dans cette gamme de prix, cette machine livrée « prête à randonner » ne souffre la comparaison en aucunes manières, loin de là. Il y aura toujours un détail pour ne pas plaire à l’un, ou à l’autre des commentateurs de la vie des autres, mais entre commenter et pratiquer, votre serviteur a pris position… assis sur la selle plutôt que debout au coin du zinc.

Je sais que comparaison n’est pas raison, mais un vélo, à notre époque, peut évoluer. Grâce à une certaine standardisation des pièces, nous pouvons changer assez facilement celles qui ne nous conviennent pas, ou plus. Les 2 types dont il se parle dans ce billet (>fr-becancaneries) n’avaient, pour un, vers 1930, pas cette chance, pour l’autre, année 2000, il a fait le choix d’un anti-vélo de randonnée. Une affaire de volonté… encore.

Sans oublier qu’un vélo, cela n’est pas un objet figé — sinon cela serait une sculpture — et présentement, ce modèle a de la réserve pour pouvoir évoluer, par exemple, l’ajout de frein à disque.

Sur la route

Les premiers tours de roue, dans la rue et sur la route, n’ont pas été faciles parce que j’ai été très surpris par la taille. Je me suis cru sur des roues de 26”, et cela, en dehors de la position qui est totalement différente de sur le T100. Ce n’est pas forcément un problème, il faut simplement un petit temps d’adaptation… et il me reste encore des détails à régler, principalement le cintre, et toujours, la hauteur de la selle.

quand le T100 porte son conducteur, l’Histoire, lui, conduit son cavalier.

Les dimensions des 2 véhicules sont quasi identiques. Le T100 prend 5cm de plus par la géométrie de sa fourche, les 2 colonnes de directions sont de fait différentes. Le cadre de l’Histoire est un peu poil plus court, mais il a des pattes de derrière un poil plus grandes… pas non plus de quoi ce couper les cheveux en quatre. Ceci explique peut-être son côté plus ramassé, sans oublier la couleur jaune qui influence probablement le jugement.

Ha aussi, il pèse un kilo en moins également… même après les fêtes.

Dernière petite comparaison entre l’ancien T100 et la nouvelle Histoire, la première fois où je suis monté sur le T100 je me suis trouvé « haut » sur la chaussée, très haut mais dans un très grand confort ; dans l’Histoire, je me suis retrouvé dans une position semblable à un vétété, mais pas avec le coté vulgaire que peut avoir la chose, avec l’envie d’en découdre sur des kilomètres. Pour utiliser une métaphore « voituresque », l’allemand est une Citroën avec suspension hydropneumatique, la GS qui refaisait la route (>fr) (cet exemple pour donner un exemple de petit vieux aux cheveux blancs), quand l’auvergnat, lui, semble increvable, c’est le Citroën C15 (>fr) un véhicule qui se moquera des nids de poule… ce propos n’est en rien péjoratif, je ne voulais simplement pas mettre le lien des Deuches.

J’ai roulé 500 km en 3 semaines, c’est peu, trop peu pour se forger un avis ferme et définitif, mais, à vide, ou avec 25kg de colis, sous la pluie et avec du vent, je n’ai pas vu de problème.

500 km ce n’est pas le tour du monde, mais l’impression première qui se dégage est celle d’un vélo qui roule dans un rail, qui roule droit, sur le bitume comme dans les chemins (je ne peux pas y échapper sur 2 km), sur les pavés glissants comme sur les feuilles mortes… quand le T100 porte son conducteur, l’Histoire, lui, conduit son cavalier.

Il ne nécessite que de la confiance… et l’attention de son meneur. Je verrai après les premières gelées, après les excursions printanières et la tournée estivale si je reviens sur mes premières impressions.

Conclusions

L’ancienne bécane après plus de 30 000km de bons, et très bons, services va être rénovée. Le cadre est sous garantie et en passe d’être changé ; c’est aussi cela acheter un vélo chez un vélociste. Elle va être revêtue d’une robe « urbaine » avec entre-autre, la pose d’une roue aux vitesses intégrées, ce, pour lui laisser le petit cent de kilomètres mensuels dans la mégalopopole orléanaise.

Le nouveau est un vélo non-nucléaire, une randonneuse fabriquée en Europe, donc non-éligible à une quelconque aide de la mairie d’Orléans… même pas dans l’écriture d’un réseau cyclable digne d’une grande ville !

Le nouveau, dont le feu avant vient de faire un bon de 30 à 70 lux (>fr-P.A.N. dans la nuit) attendra un an avant de probablement recevoir un frein à disque à l’arrière, des pneus plus fins (quoique finalement), ou autres, et autres… Il s’appelle pour l’instant Jan d’Auvernha, Jan {se prononce Djan ou Dzan} est le nom de la bise, le petit vent du nord, nord-est, ce sur une rose des vents située sur une colline limousine.

Le nouveau espère la neige, aussi…

  • Je vous laisse le lien de chez Histoire bike (>fr). Parcourez le compte des photos, il y en a de superbes, par exemple ce détail du cadre avec les porte-rayons & la poignée :


Les liens de ce billet sont non-rémunérés.

4 commentaires sur “Galop d’essai – Histoire Randonneuse Classique : le plaisir autrement

  1. Jeanne à vélo
    03/01/2019

    Tu évoques la « poignée de portage H-Plift© » mais au vu de la photo on dirait qu’il s’agit simplement d’une excroissance du cadre (non amovible), me trompé-je ?

    Aimé par 1 personne

    • janpeire
      03/01/2019

      C’est une poignée de portage, fixe, utile pour soulever le vélo chargé, et, détournement, pour l’accrochage à un point fixe.
      Démonstration à la demande.

      J'aime

  2. Laurent
    05/02/2019

    Que nenni, cette poignée est exclusivement faite pour le portage.
    Petit rappel, la meilleure façon d’attacher son vélo est d’utiliser 3 points, roue, cadre et point fixe.

    Aimé par 1 personne

    • janpeire
      05/02/2019

      Nous sommes bien d’accord sur la façon d’attacher un vélo. Je parlais là de quelques lieux « qui craignent moins ».

      J'aime

Les commentaires sont fermés.

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Cette entrée a été publiée le 02/01/2019 par dans Portraits de cyclistes.

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