Becancaneries

Théorème de J.B. Corot : « la ville de Copenhague est équipée de 350 km de pistes cyclables surélevées, séparées de la route et très sûres » dont plus de 550 km font les trottoirs d’Orléans et son agglomération.

Le loup et la cigogne

« Vous étiez sur la N20, ce vendredi !
— Non, je roulais à vélo, comme d’habitude, mais effectivement, j’ai roulé sur la RN20.
— C’est dangereux ! !
— Le vélo n’est pas dangereux. C’est Orléans qui est une ville dangereuse, surtout avec les équipements que la mairie construit… »

Le loup & la cigogne

Les loups avalent, c’est étudié, sans mâcher ;
Et quelqu’un, quelque jour
S’y pourrait laisser attraper et puis dévorer
Manger cru, sans passer au four.
En voici l’histoire d’un à l’échappé épique
Lors d’une course dans la cité johannique.

Un midi, en mangeant une agnelle
— Il est dit « agnelle » dans cette courte histoire,
Mais ce pourrait être élèct… chaland
Ou tout être motorisé conduisant
Pareil du midi qui eût pu être matin ou soir —
Un loup dans la cité de la pucelle
Eût un os qui lui demeura au milieu du gosier
Si bien qu’il commençait à étouffer
— Comme il se fait d’un air vicié trop respirer
Le loup commençait en un mot à « crever » —.
Par bonheur, une cigogne passa sur la RN20
Il lui fit signes et pour aider, elle vint.
Avec son grand bec, ses échasses, son grand cou
Elle trouva, non sans mal, où poser son biclou.
À force que la pauvrette tracasse l’autre qui se débat
Finalement elle lui ôte son os coincé entre quatre voies
Comme bouchon en ce lieu, matin et soir.
Donc, elle sauva quoi qu’il en soit la mise au loup
Et quand elle voulut pour payement de sa, pour ainsi dire, visite
Non point un énième débat sur la cyclabilité,
Elle qui montrait moult talents en cyclabilleté,
Point une conférence ou des promesses d’acte comm’ un mythe
Mais des panneaux « rouler au pas » la mise au clou,
Pour enfin libérer des vélos les trottoirs.
« Qu’appelez-vous à vos vœux ? Lui dit l’insolent
Il faut bien que vous soyez effrontée
De vouloir sur la chaussée circuler
Pour votre participation, une forme de paiement.
N’êtes-vous pas assez bien payé
D’avoir retiré de dessous ma dent
Votre tête sans accident ?
Ingrate que vous êtes !
Juchée sur bicyclette
Ne faites point jamais la faute de désirer
Dans l’agglomération à vélo rouler
Sous ces roues — il montre le bouchon formé —
Vous pourriez, un jour, vous retrouver.

Voici bien souvent les discours tenus
De presque quasiment tous les gros seigneurs.
Le pauvre est assez payé en obligeant le riche
Qui désire ne le voir nullement quitter sa niche.
Tant puissiez-vous lui faire de l’aider l’honneur,
Sans craindre de maltraiter, même votre vertu.
De vouloir préserver l’essence même de la vie
Vous n’en retireriez pas même un grand merci.
Car pour plaire, démago, il ne craint
De vous vendre le mal, pour le bien.

Vous étiez sur la N20, ce vendredi !

Devenue départementale métropolitaine, ceci explique sans problème l’origine des nuisances.

Le dialogue du chapeau de ce billet est tiré d’une rencontre réelle, dans la rue. Il n’y a plus moyen d’acheter des timbres tranquillement au bar du coin sans que quelqu’un vienne vous faire ch… vous raconter que lui, il peut déjà pas faire St Jean de Braye – Orléans sans son machinospace Pijot, alors, quand il vous a croisé, il n’en croyait pas ses petits yeux.

Le reste des pensées du rédacteur de ce billet a été censuré.

En images

Sur le trottoir ancien dans un premier temps, il y a des travaux car la mairie de Saran ouvre en grand ses bras pour les vendeurs aux rabais (davantage de maladies, c’est bons pour les cliniques privées du territoire communiste, et si les prolétaires ne peuvent pas payer le docteur, il y a une prison).

D’un trottoir (qui malheureusement est un moindre mal) on passe très vite sur la chaussée :

Seconde partie, l’équipement du giratoire Ceaușescu au giratoire du diesel enchanté :

C’est un trottoir, rien de plus, un trottoir continu, avec des bordures à foison, des dos-d’ânes, la signalétique d’un trottoir et les inénarrables panonceaux à l’attention des cyclistes « roulez au pas ». C’est Saran, c’est Orléans, c’est très loin d’être un équipement de grande qualité, ou alors, d’une qualité de chef lieux de canton, et encore, avec des pots de vin, il doit y avoir moyen…

Ça brille la nuit

En Novembre 2020, j’étais déjà passé par là :

Autant le (re)dire, la notion de « déplacements doux » est l’équivalent d’une feuille de papier toilette usagée et jetée à la face des cyclistes.

Et dans le texte

Au sud de Loire, cette ancienne RN20, déjà pas très belle, a été encore plus emmochisée — l’étalon local en la matière est le maire de St Jean — avec un aménagement Pompidoulien, elle l’est maintenant au nord, avec un aménagement réalisé pour être raccord avec un tramway de 20 ans d’âge.

Ces gens là, les techniciens, les élus, les aménageurs — fonctions valables au féminin — souffrent d’une maladie congénitale : l’achromatopsie.

Rien de grave en soi, il n’y a simplement qu’ils, et elles, voient tout en gris.

C’est raccord avec des cerveaux dégénérés par la pollution atmosphérique et visuelle, c’est même apprécié par les commerçant⋅e⋅s. Ne rigolez pas, il y a pire avec les corbeilles géantes des promesses de la transition piège à *ons, pardon, des corbeilles d’urban cacanopé :

Uban cacanope, doit bien se prononcer « canopi »… Pot de fleur, c’est vulgaire et peuple. Ce dernier est trop *on, il ne saurait pas apprécier.

L’ancienne Ségolène R. locale est très fière de « ça » et elle attend avec impatience la fonte de pôle pour voir « ça » en fleur. Elle a été remplacé par un Schtroumpf qui vient de prendre une soufflante d’avoir peint des arbres en bleu (>fr-La Rep’).


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Hymne non officiel des traces de peintures dans l’agglomération d’Orléans. /!\ Cela commence par un air de pipeau avant de devenir un poil plus fort 😀

« Aulos » (metal cover)

Information

Cette entrée a été publiée le 06/02/2021 par dans micropoésie – fiction, Orléans n’aime pas beaucoup les vélos, et est taguée , , , , , .

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